« Charmeur, Mike Brant l’est incontestablement.
Sa voix, ses chansons, son séduisant physique, sa personnalité et l’immense enthousiasme qu’il suscite sans la provoquer, lui ont permis de devenir une vedette de tout premier plan »
La vie de Mike Brant au cinéma
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Mlle Age Tendre, mai 1973_nr102
La musique et les paroles de mon nouveau disque, « Rien qu’une larme », sont particulièrement mélancoliques. Beaucoup d’entre vous me demandent si elles correspondent à mon état d’esprit actuel. D’autre part, beaucoup s’interrogent aussi pour savoir pourquoi j’interprète surtout des chansons d’amour. En fait, j’ai composé la musique de « Rien qu’une larme » un soir où j’étais triste. Je pensais à une fille française que j’ai beaucoup aimée et qui, au lendemain de notre séparation est partie vivre en Angleterre. Le français est pour moi une langue merveilleuse pour chanter l’amour, ses tourments et ses joies…
Vous êtes adorables car vous m’écrivez par centaines afin de connaître l’adresse de mon club. Il se trouve 67, rue de Provence, à Paris-9e. Je reçois entre quatre cents et cinq cents lettres par jour. Il m’est matériellement impossible de répondre à toutes personnellement ; faute de temps et parce que je n’écris pas encore très bien le français. Cependant, je dédicace avec plaisir des centaines de Photos et je ne néglige pas les lettres qui ont un intérêt exceptionnel ou qui posent un problème grave : c'est-à-dire celles où il n’est pas question de la couleur de mes chaussettes, de mon poids ou du dernier gadget que j’ai acheté… Peut-être parmi vous, reconnais-je, un jour la fille idéale…pourquoi pas ! Lorsque j’étais plus jeune et inconnu, je tombais souvent amoureux. Aujourd’hui, il m’est beaucoup plus difficile de rencontrer une fille que j’aime et qui m’aime sincèrement. J’apprécie toutes les femmes, à condition qu’elles soient de « vraies femmes, avec toutes les qualités et tous les défauts que cet adjectif sous entend. La fille idéale, selon mon cœur, doit être franche, attirante sinon jolie, intelligente, originale, sentimentale et…bonne cuisinière, pourquoi vous le cacher.
- Au contraire de certains chanteurs, dont Johnny et Mick Jagger, tu as une tenue de scène très « sages ». Pourtant, comme eux, tu déchaînes un délire parmi ton jeune public féminin. Qu’en penses tu ?
- Je tiens tout d’abord à détruire une idée fausse : mon public n’est pas exclusivement féminin. A mes galas, il y a autant de garçons que de filles et l’âge des spectateurs varie entre dix et soixante-dix ans. Comme beaucoup d’artistes je suis très sensible à l’enthousiasme que je provoque, mais lorsque je chante sur scène, j’aime aussi que l’on m’écoute. A la fin de mon tour de chant, j’accueille avec plaisir les marques de sympathie, en particulier celles des filles mais à condition qu’elles ne dépassent pas certaines limites. Un exemple : lors d’un gala à Lyon, une fille m’a mordu. J’aurais préféré qu’elle m’embrasse…
- Une de mes amies, qui prétend t’avoir connu avant que tu deviennes célèbre, dit que tu es devenu « bêcheur ». Qu’en penses tu ?
- C’est à mes amis, ceux de la première heure, qu’il faudrait poser cette question. Je crois sincèrement que je n’ai pas changé. J’ai toujours été assez réservé, je parle peu et on peut prendre mon attitude pour de la froideur. La célébrité m’a peut-être rendu un peu plus nerveux et anxieux au sujet de mes rapports amicaux avec les autres : je ne sais jamais si l’on s’intéresse à moi par sympathie ou par intérêt.
« Pendant qu’il m’apprenait à jouer aux cartes, je pensais que jamais je n’aurais de plus beau professeur »

Grâce à STÉPHANIE une lectrice a gagné Toute une journée…près de Mike
Quand j’ai réalisé que le télégramme que j’avais sous les yeux était signé : « Stéphanie », je n’en croyais pas mes yeux ! J’avais gagné une journée entière aux côtés de Mike Brant !
C’était trop beau pour vrai … Puis, une lettre m’a confirmé l’heure du rendez-vous. Je devais être le samedi suivant à dix heure chez Mike…Tout cela était donc vrai et ne relevait en rien du mauvais gag !...
Puis, le jour « j » arrivé… Mike m’a ouvert sa porte comme s’il me connaissait de longue date. Ce « Bonjour Mariana… », Je m’en souviendrais toute ma vie. Pendant un instant, je lui ai trouvé quelque chose de changé. Cela a dû se voir car il m’a dit « Oh ! C’est ma barbe, j’envisage de tournée un western, c’est pour cela que je la laisse pousser ! »
Et nous avons pouffé de rire, comme deux enfants. Son appartement est très grand, mais on ne s’en aperçoit nullement, tant il est confortable…Chaque chose y semble calfeutrée dans une douce chaleur. En fait, cet appartement correspond à Mike et à ses chansons : tout y est doux…
Toutes les cinq minutes, le téléphone sonnait, Mike excédé, le débrancha. Cette journée, il ne la passait qu’avec moi. Je compris alors ce que devait être la vie de vedette… Il me montra le courrier de ses fans. Il y en avait tant que je ne savais par où commencer…
Comme j’aurais aimé pouvoir toujours rester ainsi à ses côtés, et l’aider dans son métier, répondre à toutes ces lettres qui s’amoncelaient ! Puis pendant peut-être trois heures, nous avons parlé de son métier, de ses goûts, de ses projets. Mike m’a montré tous les bibelots, tous les objets qui l’entourent et qu’il aime. A vrai dire je ne réalisais pas. J’étais chez « chez Mike Brant, l’idole »… mon idole… Il était là, plus beau encore que sur toutes les photos qui ornaient ma chambre et il me parlait…
Quand il sut que je ne savais ni jouer aux cartes, ni faire de réussites, Mike s’empressa de m’initier aux jeux les plus divers…Il s’assit près de moi et m’expliqua tous les « trucs » que doit connaître un bon joueur. Une fois même, nous jouions au poker et j’ai … gagné ! Mais je soupçonne Mike d’avoir fait exprès de me laisser gagner… Puis, quand je me sentie assez décontractée, assez à l’aise j’osais lui avouer que ma grande envie : voir sa garde - robe. Il ne put s’empêcher de rire. Pour lui tout semblait couler de source. J’avais gagné son amitié.
Vers les sept heures, Mike voulut me confectionner un dîner de son cru…Finalement, je réussis à le décider de me laisser faire… C’était trop merveilleux !... Ce soir là, je crois bien m’être surpassée.
Je n’ai jamais tellement aimé mon prénom, mais depuis ce samedi où Mike l’a prononcé de nombreuse fois, je l’aime et n’en changerais pour rien au monde… Notre dîner aux chandelles fut digne des plus beaux contes de fées. Malheureusement, il était déjà très tard et j’allais bientôt devoir rentrer chez moi. Mike le compris ; pendant cinq minutes il disparut dans sa chambre et en revint avec le plus beau cadeau du monde ! Mike m’offrait une petite bague d’or ciselé… Je restais sans voix…En me raccompagnant à la maison, il m’a embrassée, un baiser d’au revoir… j’étais triste que ce beau rêve se termine mais Mike m’a promis de venir me voir très bientôt…Je l’attends avec impatience.